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  • Les « homes de foy » vendômois de 1355 à 1419 Un monde sans bouleversements
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  • The Book of Fiefs that supplies, for the 1355-1419 period, the list of vassals of the earl of Vendôme, allows to qualify the feelings that emerges from many historical studies focused upon the “crise nobiliaire” of the western Late Middle-Ages. While it throws light on a count dynamism that often found expression in a policy of fiefs acquiring to the detriment of the ancient knighthood, we cannot say that this one went through important difficulties. In point of fact, it seems necessary to have a new point of view on the evidence of the knightly decline. Thus, the seigniories sales rather seem to attest practises that can be explained by circulation of dowry properties or space movement of some lineages. It is too often from obvious illogicality of these inheritance policies that we conclude on the decline. Likewise, marriage between burgesses and knighthood cannot be systematically considered as “misalliance”, it corresponds very often to a widespread practice in the medieval society (women hypo gamy) and to inheritance stakes that we must force ourselves to find out. The bourgeois breakthrough, then, was not clean in the Vendôme late medieval: while it was sometimes accompanied with a social acknowledgement of nobility, ennoblement was not always the mover or the achievement of an hypothetical cursus honorum of the urban notable. It was closely linked to circumstances and practical necessities (exemption of the franc-fief for instance) ordered by a policy turned to fiefs acquiring that we too often call seigniories.
  • Le Livre des Fiefs, qui fournit pour la période 1355-1419 la liste des vassaux du comte de Vendôme, permet de nuancer les impressions qui se dégagent de nombreuses études historiques centrées sur la « crise nobiliaire » du bas Moyen Âge occidental. S’il éclaire un dynamisme comtal qui se traduisit souvent par une politique d’acquisition de fiefs au détriment de l’ancienne chevalerie, nous ne pouvons dire que celle-ci connut des difficultés importantes. En fait, il semble nécessaire de porter un regard nouveau sur les « reuves » du déclin chevaleresque. Ainsi, les ventes de seigneuries semblent plutôt témoigner de pratiques qui peuvent être expliquées par la circulation des biens dotaux ou le déplacement spatial de certaines lignées. C’est trop souvent de l’illogisme apparent de ces politiques patrimoniales que nous tirons l’argument du déclin. De même, le mariage entre bourgeoisie et chevalerie ne saurait être considéré systématiquement comme « mésalliance » : très souvent, il répond à une pratique répandue dans la société médiévale (l’hypogamie des femmes) et à des enjeux patrimoniaux que nous devons nous attacher à découvrir. La « percée » bourgeoise, enfin, ne fut pas nette dans le Vendômois bas médiéval : si elle s’accompagna, parfois, d’une reconnaissance social de la noblesse, l’anoblissement ne fut pas toujours le moteur ou le point d’orgue d’un hypothétique cursus honorum du notable citadin. Il fut lié aux circonstances et aux nécessités pratiques (l’exemption du franc-fief par exemple) commandées par une politique tournée vers l’acquisition de fiefs que nous appelons trop souvent seigneuries.
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  • ABPO_1091_0001
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